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Ce blog a aussi pour thème
Football Manager, PES, FIFA, l'histoire du foot, des grands joueurs.
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L’Homme qui valait 60 Millions.




Quasiment inconnu du grand public il y a un an, Karim Benzema est aujourd’hui un joueur majeur du championnat de Ligue 1, et, à bientôt 20 ans, en passe de devenir un acteur essentiel de l’Equipe de France, et, qui sait, dans quelques années, un grand d’Europe?

Arrivé à l’Olympique Lyonnais alors qu’il n’avait pas encore 9 ans, Karim Benzema (né le 19 décembre 1987) est aujourd’hui la figure emblématique du club lyonnais. Et pour cause...

En ce début de saison 2007/2008, il est, après 12 journées, meilleur buteur du championnat (11 buts), inscrivant un but quasiment à chaque fois que l’OL a trouvé la mire, hormis lors des matchs contre Lille (9eme journée, 1-1, but lyonnais de Sidney Govou), et contre Paris, (12eme journée, victoire 3-2).

Ce début de saison confirme donc son excellente prestation de juillet, lors de la victoire de la Peace Cup, qui se déroulait à Séoul, et durant laquelle il fut élu meilleur joueur et buteur.

Mais son éclosion n’est pas si inattendue que ça...

En effet, il ne faut pas oublier que Karim Benzema n’en est pas à ses premiers faits d’armes avec le groupe pro de l’Olympique Lyonnais.

Il joue son premier match professionnel lors de la saison 2004/2005, mais ne marquera pas durant cette année.

La saison 2005/2006 est celle de son baptême en Ligue des Champions, où, lors du match contre Rosenborg, il inscrit le premier but de sa carrière professionnelle. La machine est lancée.

La saison suivante, il reçoit sa première convocation en Equipe de France A, lors d’un match amical contre la Grèce, le 9 décembre 2006. Une blessure le contrait à déclarer forfait. Ce n’est que partie remise. Son coéquipier à Lyon, Hatem Ben Arfa, l’imite, en marquant une fois, pour sa première sélection.

Les deux lyonnais forment, avec Samir Nasri, la relève du football français. Et force est de constater que l’entente entre les deux "Ben" est belle et bien pésente et importante.

Portant le même maillot depuis l’année 2002, lancés quasiment simultanément dans le grand bain du football professionnel (saison 2004/2005), ils forment aujourd’hui l’un des meilleurs duos offensifs du championnat de France.

Mais comme le championnat de France n’est en rien comparable à la coupe d’Europe, le duo et le club peinent en ce début de saison, souffrant des longues absences de Grégory Coupet, Cris, Patrick Müller, et de Fred, aujourd’hui de retour. Mais cela ne semble pas déranger certains grands clubs européens, étant prêt à accueillir les deux joueurs. Arsenal serait, par exemple, prêt à proposer 60 Millions d’euros pour la paire Benzema-Ben Arfa, selon le quotidien anglais The Sun. Mais c’est trop peu, pour Jean-Michel Aulas, le président du club lyonnais. Car, toujours d’après The Sun, ce dernier ne serait prêt à laisser partir le duo que pour 100 Millions d’euros.

Concernant Karim Benzema, le Real de Madrid serait, d’après le quotidien Marca, fortement intéressé pour l’intégrer à son équipe. Et l’on peut bien sur penser que ce n’est pas son prix de sortie qui fera peur au club madrilène, et a son budget colossal.

Alors, qu’en conclure? Qu’il deviendra un joueur historique du football français? Ou bien qu’à cause de sa venue prématurée dans le milieu du football professionnel, une blessure aura raison de lui? Seul l’avenir nous le dira.

Aujourd’hui, nous ne pouvons simplement que lui souhaiter une carrière similaire, et pourquoi pas plus prestigieuse, qu’à celui à qui il est souvent comparé, Zinedine Zidane.

Portrait d'étoile


Hatem Ben Arfa est une étoile à part, une étoile non visible. Tout le monde sait qu’elle existe mais personne ne l’a vraiment vue briller, trop souvent cachée par une multitude d’autres comètes, plus ou moins grandes les unes que les autres. Alors, je me suis décidé à prendre un télescope pour pouvoir étudier d’un peu plus près, cette magnifique étoile.

Hatem Ben Arfa est né le 7 mars 1987 à Clamart. Fils de Kamel, ancien international tunisien, Hatem fait très vite ses preuves dans sa cité. Suivant les traces de son idole Maradonna, Hatem réalise des performances incroyables dans le club de Montrouge. Chaque week-end, de nombreux recruteurs se pressent pour superviser le jeune prodige. Mais sa famille décide finalement de suivre les conseils de leur voisin Michel Ouazine, journaliste spécialisé dans le football et qui a tout de suite repéré l’incroyable «habileté technique et intelligence du jeu» du joueur. Hatem intègre finalement l’Institut National du football à Clairefontaine en 1999 à 12 ans, un an avant la normale. Cet institut prestigieux a vu passer les Henry, Anelka, Saha et consorts, et Hatem est bien décidé à entrer dans cette lignée fabuleuse. Le jeune prodige y poursuit un apprentissage de trois ans, découvrant au passage l’Equipe de France des 15 ans. Avec cette équipe, il ira en finale du tournoi de Montaigu et sera même élu meilleur joueur de la compétition. Suite à ses remarquables prestations, de nombreux clubs tentent d’acquérir la nouvelle pépite du football français. C’est finalement Lyon qui y parviendra, surpassant tous ses rivaux sur le plan financier. Au moins 150 000 euros de prime à la signature et un salaire mensuel de 8 400 euros contre les 1 500 qu’il percevait auparavant. Hatem vient de céder à l’argent. Certes il signe dans un club Champion de France, mais il sait désormais qu’il va falloir se battre pour trouver sa place en équipe première.

Cependant, chez les jeunes, Hatem continue de montrer son incroyable potentiel. Avec les 16 ans nationaux, il remporte le tournoi du Val de Marne et est élu meilleur joueur. Mais son point d’orgue en sélection reste le titre obtenu avec ses compères Nasri, Benzema et Menez de Champion d’Europe des moins de 17 ans en 2004. Suite à ce titre, Hatem intègre l’effectif professionnel de Lyon et dispute neuf matches de Championnat lors de la saison 2004-2005 ainsi que quatre matches de Ligue des Champions. Mais il est encore loin d’être titulaire et il poursuit donc son ascension chez les jeunes. Ainsi, après avoir été vice Champion de France des 16 ans en 2003, vice champion des 18 ans en 2004, il devient champion de France des 18 ans en 2005 et parvient à emmener son équipe en finale de la Coupe Gambardella. Cette année, il réalise aussi de bonnes performances avec l’équipe réserve en CFA. Suite à ses très belles performances, l’année suivante, Hatem intègre à part entière l’effectif professionnel. Mais, Gérard Houllier qui a succédé à Paul Le Guen, n’accorde que très peu de temps de jeu au jeune prodige, lui préférant sur le côté gauche un certain Florent Malouda. Hatem reste cloué sur le banc et cela ne l’enchante guère: «C’est normal. Quand on rentre dans l’effectif professionnel, c’est pour jouer, c’est notre but. Maintenant, il ne faut pas s’affoler. La patience, c’est vraiment très important». Hatem attendra donc pendant que ses camarades de sélection Nasri et Menez commencent à s’épanouir au plus haut niveau. Mais la saison suivante, pas de changements.

La saison dernière est presque la pire pour Hatem. Il ne joue quasiment aucun match en début de saison, devenant le remplaçant des remplaçants. Il faut dire que la concurrence est énorme avec Malouda, titulaire indiscutable, Wiltord et Kallstrom. Gérard Houllier ne le trouve «pas complètement prêt pour le combat de très haut niveau» mais trouve que «c’est un joueur passionnant qui va mettre plus de temps à mûrir». Mais alors, pourquoi un si grand prodige ne parvient pas à percer au plus haut niveau? Pour l’entraîneur lyonnais, l’explication est simple: «Hatem était super doué et supérieur aux autres jusqu’à un certain âge. Après, quand il entre dans la cour des grands, il n’est plus supérieur. Déjà physiquement: il faut qu’il devienne un athlète du football. Je pense qu’il est dans cette phase de post formation et l’impatience n’est pas forcément une vertu qui vous permet d’atteindre les objectifs à la fois de carrière et de résultat que vous souhaitez obtenir».

Du côté d’André Mérelle, directeur de l’INF Clairefontaine depuis 2004, l’explication est différente: «On a un peu l’impression que les gens de talent restent sur leur talent et souvent, ne cherchent pas à être meilleurs. Ceux qui réussissent sont souvent ceux qui aiment travailler et s’entraîner». De la rigueur. Hatem en a manqué cette année en étant en retard à deux ou trois reprises aux causeries, erreur qui lui valut d’être écarté un certain moment du groupe professionnel. Erreur de jeunesse, dirons-nous. Malgré cette saison décevante, Hatem marqua son premier but en Ligue 1 d’une splendide reprise de volée du droit, chose assez rare pour un pur gaucher, au point de penalty. Mais Hatem a pris énormément de retard sur les autres de sa génération. Nasri est devenu un titulaire indiscutable à l’OM et a intégré l’Equipe de France tout comme Karim Benzema, partenaire en club du jeune lyonnais et Jérémy Ménez a réalisé une bonne saison avec Monaco.

Mais cette nouvelle saison s’annonce différente. C’est peut-être la saison de la révélation pour Hatem, celle où il pourra enfin exprimer pleinement son immense talent. Le club lyonnais a connu de nombreux changements cet été. Changement d’entraîneur avec l’arrivée d’Alain Perrin et surtout, le plus important pour Hatem, le départ de Florent Malouda à Chelsea. Ce départ est une très bonne nouvelle pour lui car c’est maintenant un des seuls prétendants pour remplacer l’international français. Certes il y a Nadir Belhadj, l’ex sedanais, susceptible lui aussi d’évoluer à ce poste mais ce dernier est plutôt pressenti pour être un joker de luxe du côté gauche grâce sa polyvalence. Mais le plus important, finalement, c’est qu’ Alain Perrin compte sur lui: «Je souhaite lui donner du temps de jeu. C’est un joueur prometteur, talentueux, issu d’une belle génération. Il n’est pas mûr mais il est temps pour lui de franchir une étape». L’Olympique Lyonnais ne devrait donc pas recruter de milieu gauche après avoir longtemps songé à s’attacher les services du Parisien Jérôme Rothen.

Hatem pourra donc enfin, si la situation ne bouge pas, montrer à tout le monde l’étendue de son talent. Jugé un peu frêle physiquement les saisons précédentes, le jeune lyonnais s’est renforcé musculairement: «J’en tire tous les bénéfices lors des contacts ou sur les protections de balle. Quand je percute, je reste plus compact et je tiens mieux sur mes jambes». Hatem devra aussi faire des progrès défensifs. En effet, Alain Perrin étudie la mise en place d’un 4-4-2, système dans lequel les milieux latéraux doivent faire preuve d’une grande rigueur défensive. De plus, Fabio Grosso et Nadir Belhadj, les deux joueurs susceptibles d’évoluer au poste d’arrière gauche, sont beaucoup plus offensifs qu’Abidal. Mais Hatem en a conscience: «C’est quelque chose qui se met en place progressivement, au fil des entraînements». Au delà de ses défauts, nul ne doute qu’Hatem fera admirer son immense qualité technique et son sens de percussion hors du commun. Quant à ceux qui le jugent trop individualiste, il réplique: «C’est comme ça quand on est issu d’une cité. On veut marquer et dribler tout le monde. Mais c’est vrai que quand on avance, il faut gommer ça petit à petit. On essaye de garder cet acquis sans excès et au profit de l’équipe». Mais n’oublions pas que Cristiano Ronaldo était aussi comme ça les premières années. Quand on voit ce qu’il est devenu, on peut souhaiter le même mal au prodige lyonnais. L’individualisme est un peu comme l’alcool, il faut le consommer avec modération. Car s’il est bien beau de réfléchir pour trouver la bonne solution, il faut aussi des joueurs capables de percuter sans se poser de questions. Hatem est de cette lignée.

S’il parvient à exploiter son immense talent et à gommer ses défauts, Hatem est capable de réaliser une saison exceptionnelle et pourquoi pas de postuler à l’Equipe de France d’autant plus que les purs milieux gauches se font rares dans notre pays. Hatem se sent prêt à relever ces challenges, conscient d’avoir grandi dans de nombreux domaines: «On ne change pas, on évolue. Je pense que j’ai beaucoup évolué dans ma tête, dans mon comportement, dans la façon de gérer mes émotions. Dans plein de critères, je sens que j’ai beaucoup progressé».

Cette étoile, longtemps cachée devrait enfin se dévoiler pour briller de pleins feux. Attention les yeux, car personne ne connaît sa luminosité maximale.

Lyon: Actualités


La conférence de presse d'Alain Perrin


Quelle est votre réaction face à un éventuel boycott de la demi-finale de la coupe de France ?
A titre personnel je suis salarié du club. Le président me dit que nous donnons la priorité au match de Nancy et que l’on doit préserver une partie de l’effectif pour jouer ce match qui peut être décisif pour nous, on jouera le titre à fond en priorité. Il y a encore des matchs à jouer, on verra plus tard l’état de forme des joueurs, leur fraicheur, les blessés et les suspensions. La veille du match contre Sedan, on verra l’équipe que l’on alignera. Pour le championnat ça serait mieux de jouer le mardi. Il vaut mieux avoir trois jours pour préparer le match de Nancy. Il est donc logique que l’on demande à jouer le mardi.

Croyez-vous sincèrement à l’hypothèse de faire l’impasse sur ce match de coupe de France ?
C’est très loin encore, il y a deux matchs ce n’est pas encore ma préoccupation du moment. Aujourd’hui, je suis préoccupé par Caen ; ce qui m’intéresse c’est de voir l’équipe qui sera en forme et qui sera susceptible de gagner le match face à Caen.

Jouer le mercredi puis de samedi vous est déjà arrivé, notamment en Ligue des Champions. Cela ne semble pas insurmontable...
On est parfois dans l’obligation de faire certaines choses mais il ya un état optimal. Bien sûr que l’on peut jouer ; on a déjà vu des équipes jouer le lendemain d’une rencontre. On peut faire n’importe quoi en très peu de temps.

Comment abordez-vous la rencontre face à Caen ?
On devra prendre le match à notre compte car on est à domicile. Mais, dans notre préparation, on doit prendre en compte la valeur de l’adversaire. A chaque fois on a joué des adversaires qui ont de bonnes raisons de venir nous perturber ; c’est comme cela depuis le début de la saison. Ils cherchent à nous faire un croche pied, à nous battre. Je veux que l’on soit vigilant sur la protection des joueurs. Quand je vois les joueurs qui sont blessés actuellement, et en particulier les internationaux, je suis inquiet devant l’accumulation de matchs qui nous attend. Je suis inquiet pour l’équipe de France, pour les garçons qui pourraient louper l’Euro, parce qu’ils subissent un « traitement de faveur » de la part des adversaires. C’est à l’arbitre de protéger les joueurs sur le terrain et c’est à nous d’être prêts au combat de fin de saison. Même si Caen peut venir ici avec un esprit libéré, ils viendront pour essayer de faire un coup et il faudra que l’on joue à 100% de notre valeur.

Vous avez l’impression que le corps arbitral n’est pas assez vigilant ces derniers temps ?
Je pense effectivement qu’il faut qu’il soit sensibilisé au fait qu’il y a des joueurs à protéger et qu’il faut effectivement sentir la température d’un match lorsque que dans les premières minutes il y a une accumulation de fautes. Il faut très vite mettre de l’ordre dans la maison et faire preuve d’autorité avant que cela ne dégénère et que au bout de une demi heure on ne se retrouve avec un ou deux joueurs en moins.

Vous pensez à Karim Benzema et à la faute de Ducrocq…
Egalement à Fred à Marseille, Toulalan, etc. Parce que l’engagement est quelques fois un peu limite.

Avez l’impression qu’il y a un changement d’état d’esprit dans le vestiaire lyonnais depuis quelques jours, une prise de conscience qu’il faut se remobiliser pour ce sprint final ?
Oui mais le problème, ce n’est pas la prise de conscience. La volonté est là, mais il ne faut pas avoir peur de gagner. Il faut que soit extériorisée cette envie de faire le doublé par des courses, par de l’activité sur le terrain, par du dynamisme, parce qu’on ne doit pas attendre de cadeaux de la part des adversaires. Montrer que l’on est les patrons et prendre le match à notre compte.

Caen a assuré son maintien le week-end dernier. Pensez-vous qu’ils seront plus libérés ?
C’est une équipe avec de la qualité de jeu, un bon jeu de passes et des joueurs qui font beaucoup de courses, à l’image Nivet, Gouffran. C’est une équipe qui joue bien au ballon, il faudra être très présent parce que dés que l’on leur laisse un peu d’espace, ils sont capables d’exprimer leurs qualités. Comme je l’ai vu à Bordeaux et à Marseille, il s’agit d’une équipe qui, à l’extérieur aime profiter des espaces. Cette semaine, le travail a porté sur ce jeu sous pression. Les adversaires utilisent contre nous un pressing et nous gênent pour que l’on évite de développer notre jeu.

Comment avez-vous vécu le début de semaine et les déclarations du Président lyonnais, Jean-Michel Aulas, dans L’Equipe de lundi?
Cela fait partie de mon métier. Mon avenir professionnel, ce n’est pas moi qui le maitrise. Je n’ai pas d’état d’âme ; je travaille uniquement avec l’objectif de gagner le prochain match et de bien finir la saison avec les joueurs. Cela ne m’empêche pas de dormir, je suis concentré uniquement sur ce dont l’équipe a besoin.


Retour sur le dernier match

RC STRASBOURG - OL
Samedi 19 avril 2008 - 20:00
A Strasbourg, Stade de la Meinau

RC StrasbourgVSOL

1-2



« Il faudra gagner à Strasbourg… quelle que soit la manière » avait annoncé Jean-Alain Boumsong dans la semaine. Le vœu du défenseur olympien, préféré ce soir à Toto Squillaci, a été exhaussé : si la manière attendra, le succès pourrait bien, lui, être décisif.